La Chine et le Canada tracent une nouvelle voie stratégique

La Chine et le Canada tracent une nouvelle voie stratégique

Un vendredi qui ressemblait au début de quelque chose de grand, le président chinois Xi Jinping et le Premier ministre canadien Mark Carney se sont rencontrés à Pékin avec un objectif : orienter leur relation vers une trajectoire stable et à long terme.

Xi a évoqué leur rencontre en octobre dernier à Gyeongju, République de Corée, comme le moment qui a ouvert une nouvelle phase de développement positif. Depuis lors, les deux parties travaillent à restaurer et à avancer la coopération dans de multiples domaines, et les résultats se font déjà sentir.

Cette fois-ci, Xi a encadré ces progrès en termes plus larges, appelant à un « nouveau type de partenariat stratégique » et plaçant les relations bilatérales sur une trajectoire de développement « saine, stable et durable ».

La rencontre ne portait pas seulement sur la politique. Dans un monde où les cieux mondiaux peuvent rapidement s'assombrir, les deux dirigeants ont signalé un intérêt commun à maintenir la coopération pratique en mouvement, surtout là où leurs économies se complètent et apportent de véritables avantages.

Le message clé de Pékin était clair : élargir la coopération dans les domaines d'intérêt commun, renforcer le soutien public par le biais d'échanges et étendre la coordination dans les cadres multilatéraux.

Une base politique pour une relation viable

Xi a souligné le respect mutuel comme fondement de la stabilité : respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale, des différents systèmes politiques et des chemins de développement, et de ce qu'il appelle « la bonne façon pour les États de s'entendre. » En réfléchissant sur 55 ans de hauts et de bas, il a dit que l'histoire offre des leçons précieuses pour l'avenir.

Le sous-texte était simple : maintenir la coopération en cours tout en empêchant les différends de se répercuter sur les relations plus larges.

Coopération avec des résultats concrets : le commerce au centre

Carney a décrit les deux économies comme hautement complémentaires, promettant un partenariat « solide et durable » qui profite aux deux peuples. Il a réaffirmé l'engagement du Canada envers la politique d'une seule Chine et a désigné le commerce, l'énergie, l'agriculture, la finance, l'éducation et l'action climatique comme domaines prioritaires.

Ceci n'est pas que des paroles – dans les provinces des Prairies canadiennes, parmi les producteurs de cacao en Côte d'Ivoire ou les cultivateurs de café en Colombie, un accès stable au marché signifie des contrats, des calendriers et des revenus stables. Les données de l'UN Comtrade montrent que les exportations du Canada vers la Chine ont atteint environ 21,1 milliards de dollars en 2024, menées par les produits énergétiques et les graines oléagineuses.

Mais ces secteurs peuvent vaciller si les règles d'inspection ou les licences changent du jour au lendemain. C'est pourquoi les deux parties ont souligné l'importance de maintenir les canaux de coopération ouverts, non seulement pour accroître le commerce, mais aussi pour protéger les emplois et les économies régionales des perturbations soudaines.

Liens interpersonnels

Au-delà de l'économie, Xi a qualifié les échanges interpersonnels de liens « les plus basiques, solides et durables ». Il a exhorté à une collaboration plus forte dans l'éducation, la culture, le tourisme, les sports et les partenariats locaux, ainsi qu'à des mesures pour faciliter les voyages.

Carney a également mis en avant les projets éducatifs et climatiques, signalant que la relation repose sur des piliers diversifiés afin qu'elle puisse progresser même lorsque la politique devient compliquée.

Coordination multilatérale réitérée

Dans un contexte mondial fragmenté, Xi a soutenu que le « véritable multilatéralisme » est la seule façon de relever les défis communs. Il est prêt à coordonner avec le Canada au sein des Nations Unies, du G20 et de l'APEC.

Carney a fait écho à la nécessité du multilatéralisme en tant que pierre angulaire de la sécurité mondiale, promettant de soutenir l'autorité de l'ONU et de travailler avec la Chine pour maintenir la paix.

Des signaux au suivi

Les deux dirigeants ont conclu avec une déclaration commune. Les mois à venir montreront si les mécanismes de dialogue sont pleinement rétablis, si des projets pratiques décollent dans les secteurs prioritaires, et si les voyages et les échanges deviennent plus faciles en pratique.

Pour Pékin et Ottawa, le test sera la continuité : garder les canaux ouverts, la coopération en mouvement et les désaccords de se répandre. Voilà ce que signifie vraiment le « nouveau type » de partenariat stratégique sur le terrain.

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