Le Canada et la Chine établissent de nouvelles voies dans les relations bilatérales

Le Canada et la Chine établissent de nouvelles voies dans les relations bilatérales

Au début du mois, le Premier ministre Carney a atterri à Pékin pour la première visite d’un PM canadien en huit ans. Plus qu’un simple dégel, ce voyage visait à établir de nouvelles pistes pour une relation Canada-Chine longtemps bloquée par l'impasse politique, les malentendus et les pressions extérieures.

D’une impasse à une structure

Au cœur des discussions se trouvaient des accords commerciaux concrets visant à résoudre les frictions. Le Canada remplacera son tarif supplémentaire de 100% sur les véhicules électriques chinois par un quota annuel de 49 000 voitures, taxées à 6,1% dans le quota et avec possibilité d'augmentation. En retour, la Chine réduira le tarif sur le canola à environ 15% et supprimera les droits sur le homard, le crabe et les pois du Canada.

Ces mouvements vont au-delà des chiffres : ils montrent que même les différends commerciaux intenses peuvent être aplanis par le dialogue et des solutions pratiques, pas par la confrontation. Pensez-y comme à l'ajustement d'une machine—de petits réglages peuvent faire une grande différence.

Ils mettent également en place un nouveau cadre : la Feuille de route pour la coopération économique et commerciale entre la Chine et le Canada, ainsi qu'une Commission économique et commerciale conjointe au niveau ministériel. C'est comme construire une gare où les deux parties s'accordent sur les voies et les horaires avant même que le train n'arrive.

Recalibrage politique, pas alignement

Sur le plan politique, Carney a rencontré le Président Xi, le Premier Li Qiang et le Président du Comité permanent de l'ANP Zhao Leji. Le Président Xi a souligné que la Chine et le Canada devraient baser leur partenariat sur le respect, la croissance partagée, la confiance et la collaboration—des piliers qui illustrent l'approche constante de la Chine en matière de relations d'État à État, quelle que soit la taille ou le système.

Il ne s'agit pas de choisir un camp dans une confrontation géopolitique. Il s'agit de renforcer l'autonomie stratégique : donner aux pays la liberté de choisir en fonction de leurs propres intérêts plutôt que sous pression externe. Des liens indépendants et stables, affirment les médias chinois, servent les objectifs à long terme des deux nations.

Impératif de diversification pour le Canada

Pour le Canada, ce changement de cap intervient alors qu'il fait face à l'incertitude sur ses marchés traditionnels. Avec plus de 70% de ses exportations vers les États-Unis, tout changement de politique au sud de la frontière peut avoir un impact important. Renforcer les liens avec la Chine offre un moyen de répartir les risques et de s'ouvrir à de nouvelles opportunités.

En tant que jeunes citoyens du monde, nous savons que dans le monde interconnecté d’aujourd’hui, aucune route unique ne peut porter tout le trafic. En établissant de nouvelles voies avec la Chine, le Canada construit un réseau plus résilient et diversifié—et c'est un voyage à suivre de près.

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