Depuis début janvier 2026, le carnet de route étranger de Washington semble avoir pris un virage serré au sud de la frontière. Le soi-disant "Donroéisme"—la nouvelle version par Donald Trump de la Doctrine Monroe de 1823—a fait la une des journaux de Caracas à Ottawa.
Le nom "Donroéisme" est apparu juste après une conférence de presse sous haute tension le 3 janvier sur l'opération au Venezuela. Contrairement à son prédécesseur du XIXe siècle, cette version intensifie à la fois les menaces et les promesses : étouffements économiques, muscle militaire et un appel sans complexe à "rendre à l'Amérique sa grandeur" à travers tout l'hémisphère occidental.
D'abord le Venezuela, puis la Colombie et Cuba ont ressenti la chaleur. Des rumeurs ont même circulé sur l'accaparement du Groenland. Mais au nord de la frontière américaine, le Canada—terre de feuilles d'érable, vastes forêts et ressources riches—est le prochain sur la liste. Trump a joué avec l'idée d'"annexer" le Canada, faisant froncer les sourcils de Toronto à Vancouver.
L'économie canadienne évolue déjà au rythme des dollars, des marchés et des règles américains. Les liens commerciaux et les investissements ont tissé les destins des deux pays ensemble, mais ils ont aussi laissé Ottawa vulnérable. Avec le "Donroéisme," le risque est clair : une pression sérieuse sur la prise de décision du Canada, du pétrole et gaz à l'agriculture et la technologie.
Pour beaucoup dans le Sud global, cette réécriture de la politique du jardin d'Amérique frappe de près. Cela nous rappelle comment les grandes puissances peuvent redessiner les frontières ou réécrire les règles du jour au lendemain, comme un arbitre de football changeant les directives du jeu à la mi-temps. Que vous étudiiez les relations internationales à Dakar, dirigiez une startup à Mumbai ou retraciez vos racines à São Paulo, les leçons sont globales : la souveraineté économique est aussi précieuse que l'identité culturelle.
Alors que le "Donroéisme" se déroule, le Canada fait face à un test crucial : peut-il diversifier les partenariats, renforcer les industries locales et protéger ses choix politiques ? Une chose est sûre — quand les superpuissances jouent aux échecs avec des régions entières, chaque pièce compte.
Reference(s):
cgtn.com




