Avez-vous déjà rencontré un produit si délicieusement étrange que vous deviez le partager ? Rencontrez le "poney qui pleure", un cheval en peluche dont la bouche a été cousue à l'envers, transformant son sourire prévu en une moue permanente. Ce qui était censé être un simple défaut de conception s'est rapidement transformé en une sensation émouvante en ligne.
Il y a quelques jours à peine, le fabricant de jouets chinois Zhang Huoqing a posté une vidéo sur les réseaux sociaux, demandant gentiment à ses abonnés de donner un foyer à ses poneys mal cousus. Au lieu de grillons, elle a été inondée de messages demandant comment acheter cette créature originale. Soudain, des gens de Dakar à Manille réclamaient un poney en peluche qui avait l'air plus triste que joyeux.
Alors pourquoi des articles "inutiles" comme ce poney qui pleure s'envolent-ils des étagères virtuelles ? Tout se résume à la consommation émotionnelle. Dans un monde où les images soignées et les flux parfaits dominent nos écrans, une petite imperfection semble étonnamment réelle. Posséder quelque chose de charmant défectueux éveille un sentiment de connexion – comme adopter un petit ami qui fait la moue et qui comprend que tout n'a pas besoin d'être parfait.
Pour de nombreux jeunes consommateurs à travers le Sud global, ces achats impulsifs sont plus que de simples objets ; ils sont des déclencheurs de conversation. Qu'il s'agisse d'un poney fronçant les sourcils de Pékin ou d'un carnet fait main trouvé sur un marché de Bogotá, ces trésors "inutiles" rapprochent les communautés et nous rappellent la joie des petites surprises.
La prochaine fois que vous apercevez un produit qui semble un peu décalé, souvenez-vous : il pourrait bien être le remontant parfait dont vous ne saviez pas que vous aviez besoin.
Reference(s):
Why 'useless' things sell: A 'crying pony' and emotional consumption
cgtn.com




