Mark Carney peut-il réinitialiser les relations Canada-Chine ?

Mark Carney peut-il réinitialiser les relations Canada-Chine ?

Le Premier ministre du Canada, Mark Carney, atterrit à Pékin, la première visite de ce type depuis près d'une décennie. Avec la Chine comme deuxième plus grande économie du monde, tout le monde attend de voir ce que ce voyage va débloquer.

C'est comme sortir d'un marché familier et entrer dans un souk animé : des arômes inconnus, de nouvelles opportunités et une chance d'élargir vos horizons.

De retour chez lui, l'administration Trump est toujours très présente. Des discussions sur les tarifs aux allusions à faire du Canada le 51e État, c'est tout bâton et pas de carotte.

Au printemps dernier, les Canadiens ont donné aux libéraux de Carney un mandat clair : desserrer l'emprise des États-Unis et trouver de nouveaux partenaires. La Chine est naturellement en tête de liste – si seulement certaines voix à Ottawa voulaient bien abandonner l'habitude de céder aux menaces américaines.

Ces critiques s'enveloppent dans les ‘valeurs partagées’ avec l'Occident, même si les États-Unis plient les règles commerciales et exercent une influence politique.

Les économistes progressistes tirent la sonnette d'alarme depuis les années 1960 : le Canada risquait son âme économique, se transformant en une usine de branches américaine et cédant silencieusement son autonomie.

L'accord de libre-échange Canada–États-Unis de 1988 et l'ALENA de 1994 ont promis de la croissance. Avance rapide, et la plateforme America First de Trump a déchiqueté l'ALENA, forçant le Canada à un nouvel accord USMCA sous des termes difficiles.

Maintenant, avec les discussions USMCA en cours, le Canada fait toujours face à des menaces commerciales, des demandes de dépenses militaires, et même des discussions fantaisistes d'annexion ou d'acquisitions du Groenland.

Après des décennies de politique centrée sur les États-Unis, le ratio commerce-PIB du Canada a atteint 65,18 % en 2024, avec 67,3 % des exportations toujours vers le sud en octobre 2025.

Le voyage de Mark Carney à Pékin est plus qu'une simple séance photo. C'est un pas audacieux pour rééquilibrer la boussole économique du Canada. Ottawa apprendra-t-elle de nouveaux mouvements sur la piste de danse de Pékin ? Seul le temps le dira.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back To Top