Les États-Unis saisissent un cinquième pétrolier vénézuélien alors que des pourparlers exploratoires débutent

Les États-Unis saisissent un cinquième pétrolier vénézuélien alors que des pourparlers exploratoires débutent

Aux premières heures de ce vendredi 10 janvier 2026, des Marines et des marins américains de la Force opérationnelle conjointe Southern Spear, lancés depuis l'USS Gerald R. Ford, ont saisi le cinquième pétrolier prétendument lié au Venezuela. Le navire, nommé Olina, a été appréhendé sans incident dans la mer des Caraïbes.

En même temps, une délégation de l'Unité des affaires vénézuéliennes du département d'État, dirigée par le chargé d'affaires John McNamara, a atterri à Caracas. Leur mission : mener une évaluation initiale pour une réouverture progressive de l'ambassade américaine, fermée depuis 2019. Cette démarche intervient après la détention du président Nicolas Maduro et de sa femme lors d'un raid américain le 3 janvier.

À Washington, le président Donald Trump a annoncé qu'une deuxième frappe prévue contre le Venezuela n'aurait pas lieu, saluant la coopération de la présidente par intérim Delcy Rodriguez. Il a souligné la libération de prisonniers politiques—sept libérés jeudi dernier, avec davantage attendus—et a déclaré que les actifs navals américains resteraient dans la région pour assurer la sécurité et la sûreté.

La présence militaire américaine dans les Caraïbes a atteint sa plus grande échelle depuis plus de trente ans. En parallèle de cette montée en puissance, Trump a révélé que Big Oil prévoit d'investir au moins 100 milliards de dollars dans le secteur énergétique du Venezuela, les entreprises américaines prenant en charge les ventes de pétrole stocké et la production future du pays, selon le secrétaire à l'Énergie Chris Wright.

Pendant ce temps, Caracas a signalé sa volonté de s'engager dans la diplomatie. Le ministre des Affaires étrangères Yvan Gil a annoncé le début de pourparlers exploratoires avec des responsables américains pour aborder les conséquences des récentes saisies et établir un agenda de travail sur des intérêts mutuels.

La présidente par intérim Rodriguez a également appelé des partenaires régionaux et européens vendredi, tenant des conversations téléphoniques avec le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, le président colombien Gustavo Petro et le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez. Les dirigeants ont condamné ce que Rodriguez a décrit comme une agression grave et illégale, et ont convenu de faire avancer la coopération dans le respect du droit international, de la souveraineté des États et du dialogue.

Pour les jeunes entrepreneurs de Lagos à Lima, le bras de fer sur le pétrole vénézuélien signifie plus qu'un jeu diplomatique—il pourrait remodeler les marchés de l'énergie et les flux d'investissements à travers le Sud global.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back To Top