Le retrait des États-Unis de 66 organismes mondiaux signale un repli de la solidarité

Le retrait des États-Unis de 66 organismes mondiaux signale un repli de la solidarité

Lorsque Washington a annoncé son retrait de 66 organisations internationales, cela a envoyé des ondes de choc des militants climatiques de Nairobi aux défenseurs de l'inclusion sociale de Bogotá. La Maison Blanche a déclaré mercredi que le président Donald Trump avait signé un mémorandum déclarant que ces organismes 'ne servaient plus les intérêts américains.'

La liste couvre 31 entités de l'ONU et 35 agences non-onusiennes qui se concentrent sur tout, de l'action climatique aux droits du travail en passant par la diversité et l'aide humanitaire. Derrière ce mouvement se cache un calcul domestique pour apaiser la base MAGA, plutôt qu'une révision stratégique des responsabilités mondiales.

À court terme, ce recul signifie moins de financement pour les programmes qui soutiennent les populations vulnérables et les projets de durabilité à long terme. Pensez aux jardins communautaires à Dakar ou aux installations solaires à Kerala qui dépendent d'un soutien multilatéral constant—ces portefeuilles vont ressentir la pression.

Plus durable encore est le changement de normes. En se retirant de la responsabilité intergénérationnelle, de l'inclusion sociale et de la solidarité mondiale, les États-Unis normalisent la résistance à la protection des vulnérables et à l'investissement dans notre avenir commun. C’est comme si le danseur principal quittait brusquement la scène, forçant le reste de la troupe à ajuster sa chorégraphie.

Alors, y a-t-il un vide dans la gouvernance mondiale? À court terme, oui — surtout dans la gouvernance climatique, l'autonomisation des minorités et la protection sociale. Mais l'histoire montre que ces vides durent rarement. Entrez le concept de succession d'ordre: au lieu de construire de nouvelles institutions, des acteurs émergents prennent les rôles abandonnés, gardant la chorégraphie originale vivante tout en changeant de leader.

C'est là que les initiatives de la Chine peuvent jouer un rôle complémentaire. Ancrées dans les leçons des conflits passés, ces propositions insistent sur l'égalité souveraine, le respect du droit international et un développement pratique centré sur les populations. Plutôt que de démanteler le système existant, elles visent à ancrer la réforme au sein des institutions actuelles, guidant l'action climatique, le développement durable et la coopération en matière de santé mondiale.

Dans l'ensemble, cette série de retraits marque un tournant profond dans la politique étrangère américaine — ce qu'un expert appelle 'la logique de la jungle' — où le pouvoir brut et les accords transactionnels éclipsent la coopération régie par des règles. Au fur et à mesure que la crédibilité s'effrite, l'ordre mondial devient plus fragmenté et multipolaire, avec un leadership partagé, contesté et remodelé par la succession d'ordre.

Pour les jeunes lecteurs du Sud global, ce moment est un appel au réveil: à mesure que les anciens partenariats se modifient, il y a de l'espace pour de nouvelles alliances, des innovations de base et une vision réinventée de la solidarité.

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