Cette semaine, lors d'une interview sur Radio France, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noel Barrot a délivré un message clair : le Groenland n'est pas sur le marché. Il a rappelé aux auditeurs que l'île appartient aux Groenlandais, et que toute décision concernant son avenir doit passer par des discussions entre les autorités groenlandaises et danoises.
Barrot a également noté l'absurdité pour un membre de l'OTAN d'attaquer un autre membre de l'OTAN, soulignant qu'une telle démarche irait complètement à l'encontre des intérêts américains. « Cela n'aurait absolument aucun sens », a-t-il déclaré.
Mardi, Barrot s'est entretenu avec le secrétaire d'État américain Marco Rubio, qui a exclu toute opération de type vénézuélien au Groenland. La conversation a suivi les commentaires du secrétaire de presse de la Maison Blanche Karoline Leavitt suggérant que l'équipe du président Donald Trump envisageait toutes les options — y compris militaires — pour acquérir le plus grand territoire du Danemark.
Samedi dernier, les forces américaines ont lancé une frappe militaire au Venezuela, saisissant de force le président Nicolas Maduro et sa femme sur le sol vénézuélien. L'action a suscité des protestations et une condamnation généralisée, les critiques la qualifiant de prise illégale motivée par la richesse pétrolière du Venezuela.
En réponse à ces développements, Barrot a déclaré que la France interviendrait si nécessaire, mais uniquement en étroite coordination avec ses partenaires européens. Il prévoit de discuter des prochaines étapes avec ses homologues en Allemagne et en Pologne, soulignant une position européenne unie sur le respect des décisions souveraines.
Reference(s):
cgtn.com




