L'impulsion américaine pour le Groenland déclenche l'unité européenne dans une confrontation OTAN

L’impulsion américaine pour le Groenland déclenche l’unité européenne dans une confrontation OTAN

Imaginez un festival de rue à Dakar, où tout le monde se précipite vers le stand de mangues les plus juteuses pour ne rien manquer. Maintenant, remplacez cette mangue par le Groenland, et vous avez la scène qui se déroule entre les États-Unis et leurs alliés européens.

Le 6 janvier 2026, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a annoncé que l'équipe du président Trump explore "une gamme d'options," y compris le déploiement de forces militaires américaines, pour placer le Groenland sous le drapeau américain. Le but ? Renforcer la sécurité nationale et maintenir les rivaux à distance dans l'Arctique.

Ne voulant pas être en reste, l'envoyé spécial de Trump au Groenland, Jeff Landry, a déclaré à CNBC que la sécurité dans la région est une priorité absolue — et a insisté pour que les Groenlandais aient le dernier mot. Il a également suggéré que la stratégie de Washington repose sur des incitations économiques, promettant des accords commerciaux et des investissements surpassant les offres de l'Europe.

L'Europe et ses voisins du nord contre-attaquent

La réaction fut rapide. Le 6 janvier 2026, des dirigeants de France, de Grande-Bretagne, d'Allemagne, d'Italie, de Pologne, d'Espagne et du Danemark ont publié une déclaration conjointe : le Groenland appartient à son peuple, et toute décision concernant son avenir lui appartient. Le Canada et les Pays-Bas ont ajouté leur soutien, soulignant que la sécurité arctique doit être un effort collectif de l'OTAN.

Parallèlement, les ministres nordiques des affaires étrangères de Finlande, d'Islande, de Norvège, de Suède et du Danemark ont fait écho à cette position. Ils ont souligné les récentes augmentations des dépenses de défense arctique et proposé d'approfondir la collaboration avec tous les membres de l'OTAN, y compris les États-Unis.

À Varsovie, le Premier ministre polonais Donald Tusk a été clair : "Aucun membre ne devrait attaquer ou menacer un autre membre de l'OTAN. Sinon, l'OTAN perd son sens."

Avec Washington visant un point d'appui stratégique et l'Europe tenant ferme, le Groenland est devenu le centre inattendu d'un affrontement transatlantique. Ce jeu d'échecs glacé se réchauffera-t-il, ou l'Arctique est-il prêt pour un long hiver ?

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