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Le Groenland dit stop aux discussions d’annexion de Trump

Les nouvelles discussions sur l'annexion par le président américain Donald Trump ont déclenché une vague d'opposition, le leader du Groenland, le Danemark et un chœur d'alliés européens restant fermes : l'avenir de l'île appartient à son peuple.

La controverse a été relancée juste après la nouvelle de l'assaut des forces spéciales américaines contre le bastion du président vénézuélien Nicolas Maduro, suscitant des craintes que l'autonomie du Groenland puisse être menacée de manière similaire. Trump a longtemps flirter avec l'idée d'intégrer le Groenland au sein des États-Unis et a même laissé entendre à bord de l'Air Force One qu'il reviendrait sur le sujet dans les semaines à venir.

Dimanche soir, le Premier ministre du Groenland Jens-Frederik Nielsen s'est exprimé sur Facebook avec un message clair : "Les menaces, la pression et les discussions d'annexion n'ont pas leur place entre amis… Trop c'est trop. Plus de fantasmes sur l'annexion."

Ajoutant de l'huile sur le feu du débat, Trump a nommé le gouverneur de la Louisiane, Jeff Landry, comme envoyé spécial au Groenland le 21 décembre. Landry a ouvertement soutenu l'idée que le Groenland rejoigne les États-Unis, suscitant des inquiétudes à Nuuk et Copenhague.

La Première ministre danoise Mette Frederiksen a condamné cette notion, rappelant à Washington que "Cela n'a absolument aucun sens de parler de nécessité pour les États-Unis de prendre le contrôle du Groenland. Les États-Unis n'ont aucun droit d'annexer une partie du royaume danois. Cessez les menaces contre un allié proche qui a clairement indiqué qu'il n'était pas à vendre."

La solidarité a afflué de toute l'Europe. Le président finlandais Alexander Stubb a tweeté, "Personne ne décide pour le Groenland et le Danemark mais le Groenland et le Danemark eux-mêmes. Notre ami nordique le Danemark a notre soutien total."

Le ministre des Affaires étrangères allemand Johann Wadephul a noté qu'en tant que membre de l'OTAN, le Danemark couvre la défense du Groenland : "Le Groenland est, en principe, protégé sous la défense de l'OTAN."

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a ajouté : "L'avenir du Groenland appartient au Groenland et au royaume du Danemark pour décider."

Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascal Confavreux, a ajouté : "Le Groenland appartient au peuple du Groenland et au peuple du Danemark. Les frontières ne peuvent pas être modifiées par la force."

Alors que l'Arctique gagne en importance stratégique, cet épisode nous rappelle que la véritable souveraineté ne peut pas être achetée, vendue ou saisie. La véritable autonomie doit venir des personnes qu'elle affecte. Pour les jeunes leaders et explorateurs du Sud global, c'est un rappel que lorsqu'il s'agit de décisions concernant nos terres, les voix doivent être entendues en premier.

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