Le lundi 5 janvier 2026, un tribunal de Paris a rendu des verdicts contre dix individus accusés de cyber-harcèlement visant la première dame de France, Brigitte Macron. L'affaire découle de fausses rumeurs en ligne sur son genre et d'attaques personnelles sur l'écart d'âge du couple.
Huit accusés ont reçu des peines de prison avec sursis de quatre à huit mois. Une neuvième personne, qui a évité les audiences, a été condamnée à six mois de prison, également avec sursis. Tous les dix doivent assister à des ateliers sur le discours de haine à leurs frais — une mesure saluée comme clé pour prévenir les abus futurs.
Trois des principaux instigateurs ont également vu leurs comptes de réseaux sociaux gelés pendant six mois. Le juge président Thierry Donard a qualifié les accusations de "pédophilie" de "malveillantes, dégradantes et insultantes," soulignant que les accusés "ont intentionnellement nui à la plaignante."
Brigitte Macron a évité les audiences d'octobre mais a déclaré aux enquêteurs que les rumeurs sur la transidentité "l'ont profondément affectée" elle et ses proches. Elle et le président Emmanuel Macron ont choisi de confronter directement les fausses narratives, intentant même une action en diffamation aux États-Unis contre la podcasteuse Candace Owens.
Tiphaine Auzière, 41 ans, la fille de Brigitte Macron, a parlé au tribunal pour la première fois. Elle a révélé comment sa mère doit surveiller chaque tenue et geste, sachant que les critiques sont prêtes à "déformer son image" à tout moment.
Aurelien Poirson-Atlan, 41 ans, connu en ligne sous le nom de "Zoe Sagan" et lié à des cercles conspirationnistes, a reçu l'une des peines les plus sévères : une peine de prison avec sursis de huit mois plus une interdiction de réseaux sociaux de six mois.
Pour les jeunes publics de Dakar à Delhi qui naviguent sur des flux remplis de fausses informations et de trolling, ce verdict est un rappel clair : la haine en ligne et la désinformation ont des conséquences dans le monde réel.
Reference(s):
French court sentences 10 over cyber-harassment of Brigitte Macron
cgtn.com




