À moins de deux semaines des élections du 15 janvier 2026 en Ouganda, la scène en ligne de Kampala s'échauffe alors que le gouvernement déploie de nouvelles règles médiatiques.
Le ministère de l'Information et des Technologies de l'information et des Communications et de l'Orientation nationale a annoncé que les diffusions en direct ou les enregistrements des émeutes, "processions illégales" et autres incidents violents sont désormais interdits. Selon eux, laisser de telles images se dérouler en temps réel peut attiser les tensions et semer la panique plus rapidement qu'un feu de broussailles.
Les responsables ont également interdit tout contenu qualifié d'"incitant, haineux ou violent," une mesure que les militants et les voix de l'opposition avertissent pourrait fermer les espaces numériques justement lorsque les citoyens en ont le plus besoin. Les souvenirs d'une coupure d'Internet lors du vote de 2021 planent encore lourdement.
Pourtant, le ministère de l'ICT nie tout plan de nouvelle fermeture. "Les affirmations suggérant le contraire sont fausses, trompeuses et destinées à provoquer une peur et une tension inutiles parmi le public," insiste leur déclaration.
La secrétaire permanente de l'ICT, Aminah Zawedde, a souligné que tant le ministère que les plateformes médiatiques ont un rôle central dans la démocratie en fournissant des informations précises et en temps opportun. Elle a exhorté à une couverture responsable pour maintenir la paix, l'ordre public et la stabilité nationale.
Pour les jeunes électeurs, les activistes numériques et les communautés diasporiques à l'écoute du Sud global, ces nouvelles règles soulèvent une question clé : protègent-elles la société ou réduisent-elles au silence des voix vitales? Alors que le compte à rebours du 15 janvier commence, les regards seront tournés vers le paysage médiatique qui se dessine en Ouganda.
Reference(s):
cgtn.com




