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Des divisions tenaces assombrissent les nouvelles pourparlers de paix Russie-Ukraine

Cette semaine, Moscou et Kyiv se préparent à de nouveaux pourparlers de paix. Une délégation américaine doit arriver à Moscou dans la première moitié de la semaine prochaine, tandis que des représentants ukrainiens et américains se rencontreront plus tard cette semaine à Kyiv. Mais malgré cette frénésie d’activités, les plus grandes questions semblent toujours bloquées.

Le président Vladimir Poutine a déclaré jeudi lors d'une conférence de presse à Bichkek que le plan en 28 points proposé par les États-Unis pourrait servir de point de départ—bien qu'aucune offre finale n'existe encore. « Il serait impoli de ma part de parler de quelconques options finales pour le moment, puisqu’il n’y en a pas », a-t-il noté, ajoutant que Washington a parfois tenu compte de la position de la Russie, notamment lors des discussions autour de sa rencontre d’août avec le président américain Donald Trump en Alaska.

Du côté ukrainien, Andriy Yermak, chef du bureau présidentiel, déclare que son équipe vise à faire de réels progrès. Écrivant sur Telegram, il a expliqué que les négociateurs s'étaient mis d'accord en principe sur la plupart des éléments du plan, mais que des révisions significatives étaient nécessaires à mesure qu'ils traitaient les détails.

Les points de blocage ? Trois « lignes rouges » de longue date : le contrôle de la région du Donbass, les limitations aux forces armées ukrainiennes, et la question de l’adhésion à l’OTAN. La Russie exige un contrôle total sur le Donbass et le retrait des troupes ukrainiennes. La contre-proposition américaine suggère un repli, un contrôle russe et une zone démilitarisée—une idée que Kyiv n'a pas encore adoptée. En ce qui concerne l’OTAN, Moscou veut une interdiction légale de l'adhésion de l'Ukraine, tandis que Kyiv insiste pour garder cette porte ouverte.

Le plan de Washington prévoit également de limiter l’armée ukrainienne à 600 000 membres—plus du double de sa taille avant-guerre—un autre point sensible pour Moscou. Avec ces divergences si profondes, les deux capitales affrontent un chemin difficile si elles souhaitent trouver un compromis.

Pour les jeunes leaders de Dakar à Santiago, cette danse diplomatique montre comment les grandes puissances jonglent avec l'influence alors que les sociétés locales aspirent à une paix durable et digne. Alors que la semaine avance, tous les regards seront tournés vers ces pourparlers pour voir s'ils aboutiront à une percée ou s'ils se termineront bien avant le coup de sifflet final.

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