Aux premières heures de jeudi, Kyiv a été secouée par un barrage incessant de missiles et de drones, marquant l’une des plus grandes attaques sur la ville depuis des mois. L'assaut a fait au moins 23 morts et environ 63 blessés, alors que des bâtiments dans tous les districts ont été touchés par les explosions.
Les responsables locaux, dont Tymur Tkachenko, chef de l'administration militaire de Kyiv, et le maire Vitali Klitschko, ont décrit la frappe comme à la fois mortelle et étendue. Dans une mise à jour sur Telegram, Tkachenko a rapporté le bilan, tandis que Klitschko a averti que la résilience de la ville était mise à l'épreuve comme jamais auparavant.
À Bruxelles et Washington, les dirigeants n’ont pas perdu de temps. En quelques heures, l’UE et les États-Unis ont signalé qu’ils étaient prêts à renforcer les garanties de sécurité pour l’Ukraine—une offre que le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy pousse dans le cadre d’un plan de paix global. Il a déclaré à ses homologues européens que des engagements clairs étaient cruciaux pour amener la Russie à la table des négociations.
Moscou a défendu l’opération, affirmant que les cibles incluaient des sites militaro-industriels et des bases aériennes, et a accusé Kyiv de riposter sur le sol russe. Malgré la violence, le Kremlin a affirmé rester ouvert aux pourparlers de paix, même si la guerre ne montre aucun signe de ralentissement.
Pour de jeunes observateurs d’Abidjan à Rio, l’attaque souligne une réalité sombre : la crise ukrainienne est loin d’être terminée, et ses effets d’entraînement provoquent de nouveaux débats sur la sécurité et les alliances à travers le Sud global.
Reference(s):
Russia launches sweeping attack on Kyiv prompting EU and U.S. reaction
cgtn.com